jer.me : le blog de Jérôme Bouteiller

Après plus d’un mois de manifestations et un dernier samedi marqué par le déploiement d’un impressionnant dispositif policier, on est étonné par les paradoxes qui accompagnent le mouvement des Gilets Jaunes.


Les 3 paradoxes des Gilets jaunes
GAFA & Gilets Jaunes
 
Les GJ semblent très critiques envers les grands médias et plébiscitent Facebook pour s’informer et communiquer. En outre, leurs actions se concentrant le samedi ; ils ont ainsi fragilisé les commerces de centre ville au profit des champions du e-commerce, dont Amazon, qui capte près de 50% de ce segment. Pour résumer, les Gilets Jaunes dénoncent l’inégalité fiscale mais font le jeu de deux sociétés, Facebook et Amazon, qui sont des champions de l’optimisation fiscale. 
 

Violence & Gilets Jaunes
 
Beaucoup de choses ont été dites et écrites au sujet de la violence de certains Gilets Jaunes. Selon certains, cette violence décrédibilise le mouvement et fait le jeu du pouvoir. Mais c’est justement cette violence qui a fait céder le gouvernement et poussé Macron à abandonner la prochaine hausse des taxes sur les carburants ou à revaloriser le Smic. Tout en dénonçant la violence, Macron semble céder à la violence. On s’y perd.

 
La Gauche et les & Gilets Jaunes
 
Le dernier paradoxe, c’est l’étonnant silence des grandes voix de gauche qui, à l’exception peut être de Mélenchon, se sont empressées de se désolidariser de ce mouvement. Très occupés depuis 30 ans à promouvoir des sujets « sociétaux » (transitions écologique, accueil des immigrés, droits des minorités, etc…), les bobos des centres villes sont finalement plus bourgeois que bohèmes et se rangent bien derrière le pouvoir et ses CRS. Le clivage gauche droite hérité de l’après guerre est mort, place au clivage entre gagnants et perdants de la Mondialisation et à une réorganisation du paysage politique français.

Tags : gilets jaunes

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Polisphère

Lundi 10 Décembre 2018

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