Faut il également ubériser les patrons ?

Rédigé par le Dimanche 7 Février 2016 à 13:00


J'évolue dans un milieu qui compte de nombreux entrepreneurs, plutôt politiquement à droite, mais qui se retrouvent toutefois dans des personnalités de gauche telles qu'Emmanuel Macron.(Non je déconne Macron n'est pas de gauche)
 
Dans ce milieu, il est classique de dénoncer les corporatismes ou les syndicats, et dans le conflit qui oppose taxis et VTC, l'opinion dominante est clairement favorable à ces derniers. Enfin quand je dis ces derniers, je parle surtout d'être pro-Uber, cette société qui révolutionne les transports de personnes, en proposant un service irréprochable aux consommateurs sans oublier un travail à des milliers d'auto-entrepreneurs.
 
L'idée de ce post n'est pas de rallumer la guerre entre VTC et taxis (j'aurais tendance à les mettre dans le même camp des victimes de l'exploitation capitaliste) mais plutôt de s'arrêter sur le nouveau "patron" de ces VTC, à savoir une simple application qui leur indique quelle course réaliser, où récupérer le client. Comme la G7 avec les taxis, Uber est avant tout une gigantesque centrale de réservation, à l'écoute de ses clients, et un donneur d'ordre, pour ses milliers de chauffeurs.
 
Du coup, on est loin de l'image de patron cool de start-up, qui fait du kite surf comme JB Rudelle ou qui bosse au milieu de l'openspace comme Zuckerberg. Non, Uber c'est un peu le patron 3.0, une simple application, combinant intelligence artificielle et deep learning, pour réunir l'offre et la demande de transports.
 
Uber "disrupte les services" certes, mais la boite de Jason Calacanis est également en train d'uberiser les patrons en inventant un capitalisme totalement déshumanisé. Alors les copains entrepreneurs, vous en voulez vraiment de ce capitalisme 3.0 ?
Tags : uber

| commentaire | Polisphère | Dimanche 7 Février 2016